Rencontre avec les hippos + Meet the hippos!

Publié le par Sweet Steph

Ca y est, j'ai passé la barre des deux mois de vie rwandaise. Au moment où je vous écris il me reste trois courtes semaines avant mon départ vers un nouveau chapitre, et pour être honnête j'ai tout de même hâte de retrouver famille et ami(e)s.

 

 

 

Même si chaque jour est incessamment gonflé à bloc, j'ai réussi à prendre un week-end TOTALEMENT libre (en général mes jours de repos ne manquent pas de sauts chez les enfants ou d'une visite d'un autre projet sur une autre ville...) et avec quelques amis nous sommes allés visiter le Parc National de l'Akagera, un des bijoux des Milles Collines.

 

 

Départ aux aurores, à la lumière d'un magnifique levé de soleil rougeoyant (et peu d'heures de sommeil), avec Glyn (volontaire britannique à Rwamagana), Gabrielle (de même, mais quelque part dans le nord ^^), et Rachel (ma colocataire, même si on ne loue pas), dans un mini 4X4, pour arriver au Parc plus d'une heure plus tard. Le matin est le meilleur moment de la journée pour voir les animaux parce que le soleil n'a pas encore eu le temps de trop réchauffer la terre et forcer les animaux à se blottir sous les arbres.

 

Notre guide confortablement installé à l'avant (les trois filles en mode sardines à l'arrière) on s'engage sur des sentiers à peine visibles, les cinq paires d'yeux à l'affût. Un mouvement brusque à l'avant nous fait sursauter et un groupe de phacochères surgit de derrière les buissons épineux et s'éclipse. Nous sommes à peine remis de la surprise qu'un troupeau de zèbres prend la fuite au gallot en nous voyant arriver. Le guide fait signe à Glyn de ralentir, de prendre vers la droite (même pas un chemin) et après un peu de charabia dans son talkie-walkie il nous explique qu'il y a des buffles non loin, et ceux-là sont dangereux. En les apercevant on essaie de les contourner pour les avoir d'un meilleur angle, le plus proche broute à seulement trois mètres de nous, et en effet, lorsqu'il lève la tête et nous observe, on sent qu'on empiète un peu sur son espace. Apparemment ils ignorent tout mais foncent dès qu'on pose un pied hors du véhicule.

 

 

Quelques grésillements plus tard, le guide nous dit qu'un de ses collègues a aperçu des girafes et on part sur leurs traces. On descend de la voiture et on s'approche sur la pointe des pieds, et nous voilà, comme cinq enfants, les yeux écarquillés, totalement ébahis devant ces animaux sortis d'un autre monde.

C'est mieux que sur Arte: l'odeur chaude et réconfortante de la terre rouge mélangée au baume des végétaux nous chatouille les narines au gré de la petite brise, le soleil nous tape doucement sur la nuque et le derrière des jambes, et le cri perçant ou doux et mélodieux des oiseaux nous entoure. Je pense que c'est là que j'ai vécu un vrai moment d'évasion et de solitude, et j'ai beaucoup aimé. Surtout quand les girafes nous regardaient curieusement du haut de leur immense cou! ^^

 

 

 

 

Ah oui, je remercie vivement mes parents, Amélie, Immaculée, et Jean-Bosco (si ils lisent ces lignes) pour avoir réussi à me faire parvenir un nouvel appareil photo, juste à temps pour le Parc! Les photos sont vraiment superbes J (demandez les références si vous êtes intéressés (non non pas de pub)).

 

 

 

 

Il commençait à faire plus chaud, et Charles (notre charmant guide) proposa d'aller voir les hippopotames au Lac Ihema ("tente" je crois). Sur le chemin on croise pleins d'animaux dont des singes et des impalas (excusez le manque de noms scientifiques, je ne suis pas connaisseuse). Le mâle impala, qui est le seul pour toute un harem de femelles (macho), était occupé à courir après les quelques concubines qui s'étaient écartées du groupe (trop protecteur celui-là), zigzagant entre les arbres à des allures impressionnantes, et traversant la route à plusieurs reprises (d'où les photos).

 

Du haut d'une des nombreuses collines, le Lac Ihema en contrebas nous accueil avec ces eaux bleu et ces petites îles, et nous promet pleins de belles choses. Et en effet, des rives on aperçoit des formes reluisantes qui par intervalles disparaissent sous l'eau et ressurgissent en faisant des bulles: les hippos. Saviez-vous que les hippos (avec les crocos bien sûr) sont potentiellement dangereux, et coûtent la vie à plus de gens que n'importe quel autre animal terrestre africain? Mais bref, ceux-là étaient bien trop occupés à se prélasser des l'eau fraîche du lac pour daigner sortir et nous écraser. Il devait faire trop chaud pour eux parce qu'aucun n'était sur les rives, et tout ce qu'on voyait d'eux était leurs yeux, leurs oreilles, et leurs narines. Après le Lac Ihema nous sommes passés voir les autres hippos au Lac Shakani (beaucoup plus petit), dont le nom vient de la déformation de "chaque année" qui fait référence à la pêche annuelle des anciens habitants.

 

Voilà les points principaux de la visite, avec un passage au Akagera Game Lodge qui a une superbe vue, une piscine, et des babouins qui ne manquent pas de culot en se pavanant sur le bord de celle-ci (ils en profitent pour fouiller les sacs sans surveillance). Alors même que je suis émerveillée devant tout ce que j'ai vu, je sais bien que je n'ai vu qu'une minuscule parcelle du Parc, et certains endroits ne sont pas accessibles. Je suis sûre que les éléphants et les lions s'y cachent...

 

Il devait être 18h quand on rentra épuisé à la maison, pleins d'images, de couleurs, d'odeurs, et pas mal secoués par le 4X4 sur les routes. Bref, heureux.

 

 

 

J'espère trouver le temps de vous montrer un peu plus de ce que j'ai fait avec les enfants, et en même temps j'essaie de faire rentrer le plus d'activités possibles dans ces trois petites semaines qui me restent!

 

Petite anecdote: Vendredi 1er mai est un jour férié qui se fête en communauté. Tout le monde défile avec ses collègues de travail, donc Rachel et moi fûmes conviées à nous habiller traditionnellement et à défiler avec les membres de SACCA. Aucun problème, sauf peut-être la drôle d'impression de voir deux "muzungus" (abazungu, mais c'est comme ça qu'on s'amuse à s'appeler) au milieu d'un terrain de football et des milliers de rwandais. Sur la photo, de gauche à droite: William (directeur), moi-même, Ronny (administrateur), et Rachel (volontaire, soutien aux projets etc).

 

La traduction est à venir, laissez-moi le temps ^^

Ah, et dernière petite chose: mercredi prochain je fête mes 19 ans, et ce n'est pas moi qui organise la fête donc je risque d'être surprise...

Me voilà plus vieille, plus sage (mouais haha), et MERCI POUR TOUS VOS COMMENTAIRES! Je n'ai jamais eu autant de voeux d'anniversaire!!!

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ENGLISH TRANSLATION



Here's the translation of the article, but with modifications since a certain amount of time has trickled by in the meanwhile.

 

Here we are, I've passed the symbolic two months indicator of Rwandan life (now more like J-2 days!). At this precise moment I have 7 days left before the journey back which will open yet another chapter of my life, and I confess I'm looking forward to seeing family and friends after all.

 

 

Even though each day is repeatedly crammed, I managed to take a TOTALLY free weekend (because often my free time consists of spending time with the children or visiting another project or town...) and, with a couple of friends, we went to Akagera National Park, one of the jewels of the Thousand Hills.

 

Take off at dawn, to the light of a magnificent ruby sunrise (and few hours of sleep), with Glyn (British volunteer in Rwamagana), Gabrielle (also British, volunteering in the North somewhere), and Rachel (my flatmate, although this is no flat), in a mini 4X4, to arrive at the park more than an hour later. The morning is the best moment for spying animals as the sun hasn't heated up the earth enough to drive them to seek the trees' shade.

 

Our guide comfortably seated in front (the three girls imitating sardines at the back), we plunge off the beaten track, the five pairs of eyes on the lookout. A sudden movement in front makes us jump and a group of wild boar rushes out from behind the thorny bushes and vanishes. Barely are we recovered from the surprise that a herd of zebras gallops off on seeing us approaching. The guide signals to Glyn to slow down, take a right turn (not on an actual road) and after some gobbledegook in his walkie-talkie he explains to us that there are buffalos not far off, and that they're potentially dangerous. On spotting them we try to round up on the herd for a better viewing angle, the closest is grazing at about 3 metres away, and sure enough, when it looks up and stares at us, you can feel you're stepping into its private space. Apparently they ignore you but charge as soon as you set foot out of the vehicle.

 

Some crackling later, the guide tells us that one of his colleagues has spotted giraffes, so we set off on their tracks. We step out of the car and quietly tip-toe closer, and there we are, five children, eyes wide open, totally stunned by these animals from another world. It's better than on Arte (like BBC 2 or National Geographic): the warm and comforting smell of the red earth mingling with the soothing scent of the plants wafts by on the breeze and tickles our nostrils, the sun gently beats down on the nape of our necks and the back of our legs, and the piercing or soft and melodious cry of the birds surrounds us. I think that was a true freeing and solitary moment and I really liked that. Especially when the giraffes were eyeing us up curiously from the top of their gigantic necks! ^^

 

 

Ah yes, I would like to thank my parents, Amélie, Immaculate, and Jean-Bosco for having successfully equipped me with a new camera, just in time for the Park! The photos are superb (ask for the references if you're interested (nope, no advertising)). J

 

 

It was gradually warming up, and Charles (our charming guide) suggested we go see the hippopotamuses at Ihema Lake ("tent", I think). On the way we met many animals including monkeys and impalas (please excuse the lack of scientific names and accuracy, I'm no expert). The male impala, alone for a whole harem of females (pfff macho), was busy chasing after the few concubines who had strayed from the herd (and over-protective!), zigzagging between trees at impressive speed, and crossing the road repeatedly (hence the good photos).

 

From the heights of one of the many hills, the Lake Ihema below welcomes us with its aquamarine waters and small islands, and promises us many beautiful things. Accordingly, we can distinguish glistening shapes on the shores which disappear at intervals under the water, resurfacing with clouds of bubbles: the hippos. Did you know that hippos (along with crocodiles, of course) are potentially dangerous, costing the lives of more people than any other African terrestrial animal? But anyway, those were to busy wallowing in the cool water of the lake to bother wading out and squashing us. It must have been too hot for them by now, as none were on the shores, all you could see of them were their eyes, their ears, and their nostrils. After Lake Ihema we stopped by the Lake Shakani (much smaller) to see the other hippos. "Shakani" comes from the French "Chaque année" meaning "every year", referring to the traditional annual fishing or something along those lines.

 

These are the main points of the visit, with a halt at Akagera Game Lodge with a superb view, a swimming pool, and fearless baboons that lazily wander by the pool (and they tend to rummage through any unattended bag). Whilst I've been in awe in front of all I have seen, I know very well that what I saw is a tiny fraction of the Park, and some areas can't even be accessed! I'm sure that's where the elephants and the lions are hiding...

It must have been 6pm when we arrived back home absolutely knackered, brimming with pictures, colours, smells, and quite shaken up from the 4X4. In short, happy.

 

 


I hope to find the time to show you a bit more of what I'm doing with the children, and at the same time I'm trying to cram in the most activities possible in these last few days remaining! This weekend I went to Butare again, with Rachel, and spending there more time so as to visit this beautiful town and province. The weekend before that I was in Kibuye, solo, and spent the most relaxing time ever on the shores of Lake Kivu... to see in the next article posted from home sweet home!

 

 

 

 

Short story:

Friday the 1rst of May is a bank holiday that is spent with the community. Everyone parades with his or her colleagues from work; therefore Rachel and I were invited to join SACCA and to dress in traditional clothes. No problem really, except the strange sight of two "muzungus" ("abazungu" is the correct word, but that's the way we like to use it) in the middle of a football pitch and hundreds of Rwandans. On the photo, from left to right: William (director), myself, Ronny (administrator, can do everything), and Rachel (volunteer, project support etc)



Publié dans Sur place

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J
Fantastic photos Steph, and very evocative writing.
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M
Your writing in English is just as lively and picturesque as in French. Well done! I love your giraffe picture.<br /> Looking forward to seeing the others...
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R
grâce à ton Père j'ai pu suivre ton blog ,avec parfois du retard de ma part; je me réjouirai un jour de voir ton album...<br /> Tu méritais bien cette journée"safari"Félicitations pour ce que tu as entrepris et ce que tu as su faire partager aux autres ,y compris amis et famille... Je suis très fière de ma nièce!!!!<br /> bon retour ;et toute mon affection....Genevieve
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S
<br /> Ouhlala, du retard, toi? Quand on sait que je publie un article écrit une semaine avant sur quelque chose qui s'est passé une semaine avant... un tout petit retard, quoi! :)<br /> <br /> <br />
M
Bravo, ces photos sont très belles et votre vie au Ruanda surprenante. Nous serons peut-être partis quand vous reviendrez aussi nous vous souhaitons de bonnes vacances et un bon retour chez vous.<br /> Je vous embrasse<br /> Marie-José Lucas (votre voisine)
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S
<br /> Bonne vacances à vous aussi! Je suis sûre que l'on se croisera à mon retour<br /> <br /> <br />
Y
Un grand bravo de la part de tes cousines côté Vincent pour ta qualité de rédaction pleine d'humour et tes magnifiques photos. Le parcours du combattant qu'a mené ton appareil photo pour arriver entre tes mains vaut vraiment le détour. Avec qq jours de retard, nous te souhaitons un joyeux anniversaire. 19 ans, quel bel âge ! Profites en bien, le temps passe tellement vite ;o). Bonne continuation pour tes 3 semaines qu'il te reste et quelle belle aventure que tu as menée... Bien amicalement +++ Ysa & Laurine
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S
<br /> Je crois que mes talents de rédaction en français viennent de mon côté Vincent justement... merci pour votre message! :)<br /> <br /> <br />